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La plus petite et la plus occidentale des Canaries, longtemps « bout du monde », est aujourd'hui pionnière : Réserve de biosphère UNESCO, Géoparc et île quasi autosuffisante en énergies renouvelables. Plongée dans la réserve marine de la Mar de las Calmas, piscines naturelles, genévriers d'El Sabinar et miradors de Manrique en font un concentré de nature intacte.
Le bout du monde, devenu laboratoire
Pendant des siècles, El Hierro fut littéralement la fin du monde connu : c'est par son extrémité occidentale que passait le méridien d'origine, dit méridien de Ferro, utilisé en Europe jusqu'à l'adoption de Greenwich à la fin du XIXe siècle. L'île en garde une atmosphère de confins — deux cent soixante-neuf kilomètres carrés, environ onze mille habitants, aucun grand hôtel.
Elle est devenue depuis un modèle observé dans le monde entier. La centrale Gorona del Viento, qui associe un parc éolien à une station de pompage-turbinage entre deux réservoirs, permet à l'île de fonctionner régulièrement pendant des jours entiers à 100 % d'énergies renouvelables. C'est l'une des rares îles habitées au monde à y parvenir.
Le reste tient à la géologie et à la mer. L'île est un géoparc mondial UNESCO et une réserve de biosphère ; ses genévriers d'El Sabinar, tordus à l'horizontale par le vent, sont devenus son emblème ; ses piscines naturelles de lave — La Maceta, Charco Azul — remplacent les plages, quasi inexistantes. Et surtout, la réserve marine de la Mar de las Calmas, au sud, est régulièrement classée parmi les meilleurs sites de plongée d'Europe : une eau limpide, des mérous, et une falaise sous-marine qui plonge à pic.
Doux et changeant
Comme partout aux Canaries, la température varie peu : 19 à 26 °C. Le nord est vert et souvent nuageux, le sud sec et ensoleillé — on change de temps en vingt minutes de route. Pour la plongée, la fin de l'été et l'automne offrent la meilleure visibilité et une eau à 23-24 °C.
Y venir, et accepter le rythme
On rejoint El Hierro par un vol inter-îles depuis Tenerife — une quarantaine de minutes, atterrissage souvent sportif à cause du vent — ou par le ferry, environ deux heures et demie. Les liaisons sont peu nombreuses : réservez, et prévoyez de la souplesse.
Sur place, une voiture est nécessaire, l'offre d'hébergement est modeste — surtout des maisons rurales et de petites pensions — et il n'y a pratiquement pas de vie nocturne. C'est exactement pour cela qu'on y vient : El Hierro est la Canarie où l'on n'entend rien d'autre que le vent.
L'essentiel
| Capitale | Valverde |
|---|---|
| Superficie | 269 km² |
| Langue | Espagnol |
| Monnaie | Euro |
| Visa | Non requis (UE) |
| Acces | Vols inter-îles depuis Tenerife |
On vous répond
Faut-il un visa ?
Non requis (UE). Vérifiez les conditions d'entrée avant de partir.
Comment s'y rendre ?
Vols inter-îles El Hierro (VDE). Comparez les vols et les compagnies pour trouver le meilleur tarif.
Que voir sur place ?
Le bout du monde, 100 % durable. La plus petite et la plus occidentale des Canaries, longtemps « bout du monde », est aujourd'hui pionnière : Réserve de biosphère UNESCO, Géoparc et île quasi autosuffisante en énergies renouvelables. Plongée dans la réserve marine de la Mar de las Calmas, piscines naturelles, genévriers d'El Sabinar et miradors de Manrique en font un concentré de nature intacte.